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Déclaration de la FIT sur l’emprisonnement d’une traductrice au Bélarus

Déclaration de la FIT sur l’emprisonnement d’une traductrice au Bélarus
La Fédération internationale des traducteurs (FIT)
Réaffirmant l’article 4 de ses Statuts, en particulier les paragraphes a et i selon lesquels la
FIT a notamment pour but :
a) d’agir en tant que voix de la communauté internationale des traducteurs, interprètes et
terminologues et faire entendre cette voix dans les milieux publics et politiques
appropriés ;
i) de défendre les intérêts moraux et matériels des traducteurs, interprètes et
terminologues à travers le monde ;
Rappelant la Recommandation sur la protection juridique des traducteurs et des traductions
et sur les moyens pratiques d’améliorer la condition des traducteurs, adoptée par la
Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture (UNESCO) à sa dix-neuvième session tenue à Nairobi le 22 novembre 1976
(la « Recommandation de Nairobi ») ;ex
Reconnaissant que la Recommandation de Nairobi ne couvre pas spécifiquement la liberté
d’expression des traducteurs en leur capacité professionnelle et leur qualité de citoyens ;
Considérant la ratification unanime du projet de protocole d’accord entre la FIT et PEN
International lors du XXIe Congrès statutaire de la FIT tenu à Brisbane en 2017 ;
Rappelant la Déclaration de Québec sur la traduction littéraire, les traductrices et les
traducteurs conçue et rédigée à Barcelone (avril 2015) par le Comité de la traduction et des
International lors du 81e Congrès à Québec (octobre 2015) (la « Déclaration de Québec ») ;
Constatant la teneur de l’article 5 de la Déclaration de Québec lequel énonce que
« L’intégrité physique et la liberté d’expression des traductrices et des traducteurs doivent
en tout temps être assurées. » ;
Considérant par ailleurs la ratification unanime du protocole d’accord entre la FIT et le
Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL) lors du XXIe Congrès
statutaire de la FIT tenu à Brisbane en 2017 ;
Reconnaissant la déclaration commune du Conseil des auteurs européens (EWC) et du
CEATL le 5 février 2021 à l’occasion de la Journée mondiale de solidarité avec le Bélarus
https://europeanwriterscouncil.eu/standwithbelarus/ ;

Soulignant le droit souverain de la République du Bélarus et de ses institutions juridiques ; Reconnaissant la rareté des informations accessibles au public concernant l’accusation d’organisation d’actions contre l’ordre public portée contre Volha Kalackaja, traductrice de Margaret Atwood, de Virginia Woolf et de Tennessee Williams, qui a été arrêtée le 15 janvier 2021 ; 1. réitère et soutient fermement le rôle extrêmement important que jouent les traducteurs et les traductions dans les échanges internationaux en matière de culture, d’art et de science, en particulier dans le cas d’œuvres écrites ou traduites dans les langues de moindre diffusion ; 2. souligne l’importance des actions collectives, en particulier celles concernant les droits des traducteurs, des terminologues et des interprètes, avec ses partenaires que sont PEN International, le CEATL, l’Association mondiale des interprètes en langue des signes (WASLI) et la Société européenne de traductologie (EST) et réaffirme son souhait de collaborer avec la Fédération internationale des journalistes (FIJ) en soutenant sa campagne concernant le Bélarus https://www.ifj.org/mediacentre/news/detail/category/health-and-safety/article/journalists-in-prison-in-belaruscall-for-journalists-organisations-to-take-action.html ; 3. prie instamment le gouvernement de la République du Bélarus de faire diligence en ce qui concerne l’enquête sur les allégations portées contre Mme Kalalckaja et de veiller à ce que toutes les obligations découlant des traités nationaux et internationaux sur les droits des suspects soient respectées ; 4. demande au gouvernement de la République du Bélarus de garantir des procédures juridiques équitables et transparentes, particulièrement dans le cas de Mme Kalackaja ; 5. demande par ailleurs au gouvernement de la République du Bélarus de libérer Mme Kalackaja à l’issue d’une procédure juridique équitable et transparente ; 6. demande aussi au gouvernement de la République du Bélarus de garantir les droits humains et les droits culturels des traducteurs, des écrivains et des éditeurs ; 7. demande finalement au gouvernement de la République du Bélarus de mettre fin à la violence et à la répression contre les écrivains, les traducteurs et le milieu culturel indépendant du Bélarus. Paris, le 21 février 2021

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